DUBOSC, Georges (1854-1927) :  « Salammbô » au Cinéma (1925).
Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (03.XI.2004)
Texte relu par : A. Guézou
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Texte établi sur l'exemplaire de la médiathèque des Chroniques du Journal de Rouen du lundi 12 octobre 1925.
 
« Salammbô » au Cinéma
par
Georges Dubosc

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Salammbô va paraître prochainement sur l’écran de l’Opéra de Paris.

C’est la consécration définitive et populaire de l’oeuvre magistrale de Gustave Flaubert, dans de magnifiques conditions artistiques de présentation. Il y avait longtemps déjà - presque dès l’apparition des projections cinématographiques - qu’on avait songé à évoquer la Carthage antique, reconstituée par Flaubert. En 1913, en Italie on s’y risqua mais le résultat obtenu fut décevant.

Aujourd’hui, l’entreprise, a été plus méditée et mieux préparée par un admirateur enthousiaste de Gustave Flaubert, le romancier Pierre Marodon, qui a réussi à obtenir de notre concitoyenne Mme Franklin-Groult, nièce du maître, les autorisations nécessaires.

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Pour remplir sa tâche, il s’est contenté de restituer surtout l’oeuvre de Flaubert, elle-même « Flaubert, a-t-il écrit, fut mon guide, mon guide constant et persuasif, mon seul inspirateur de formes décoratives, de rythmes et de mouvements... On dira ce qu’on voudra de mon film mais je revendique hautement cette qualité : la conscience, le respect de l’oeuvre littéraire. »

Et Pierre Marodon, raconte que la plupart des décors furent établis à Paris, puis envoyés par pièces détachées par chemin de fer, jusqu’en Autriche. Et savez-vous pourquoi en Autriche ? Parce qu’en France, on ne trouve pas les masses nécessaires de figuration, qui parfois se sont élevées jusqu’à dix mille personnages. Ce n’est chose possible qu’à Vienne ou Berlin, où les chômeurs sont légion et où on peut rassembler facilement des milliers de figurants. Il raconte aussi que la Carthage qu’il a ressuscitée comprend, dans sa partie haute, dix-sept rues, et que la reconstitution du Palais d’Hamilcar couvrirait à peu près la superficie de la place de la Concorde, avec ses quatre terrasses, reliées par des escaliers monumentaux à faire rêver Gémier. Ce sont dans ses décors étonnants que se dérouleront les grands épisodes du roman : le Repas des Mercenaires, l’apparition de Salammbô, le défi de Mathô et de Narr’Havas, la Bataille de Melkar, le Défilé de la Hache, le vol du Zaïmph, les scènes au Temple de Moloch, le supplice de Mathô et les noces de Salammbô. Pour ce film très curieux, il a été écrit par Florent Schmitt le compositeur d’Antoine et Cléopâtre et de la Tragédie de Salomé, une partition inédite qui soulignera l’oeuvre de Flaubert enfin triomphante.

Pour se rendre compte de l’emprise grandissante de Salammbô sur les foules de plus en plus nombreuses, il est bon de se rappeler comment fut accueillie à Rouen et à Paris, l’oeuvre que depuis dix années, Flaubert avait méditée dans sa retraite de Croisset, vivant seul, isolé et travaillant dans un silence farouche.

Pendant longtemps on s’était demandé quel serait l’ouvrage, tenu ainsi en préparation par Gustave Flaubert. A peine Tony Revillon, connu comme chroniqueur politique du journal La Presse, avait affirmé que le sujet de ce roman, baptisé Les Mercenaires, serait emprunté à l’histoire de Carthage. Flaubert lui-même aimait à se garder de toute indication sur le sujet qu’il traitait. On se souvient de sa réponse un peu cinglante au sénateur Cordier, avec lequel il entretenait, du reste, de bonnes relations. Faisant voyage Flaubert, qui de Paris rentrait à Croisset, Cordier lui ayant demandé  ce qu’étaient ces Carthaginois, dont on parlait tant, Gustave Flaubert lui aurait répondu : « Ce sont les Rouennais de l’Antiquité ». Cette indécision sur l’oeuvre de Flaubert en préparation, le mystère dont elle s’entourait et que n’avaient pu percer, ni Sainte-Beuve, ni son secrétaire, Jules Levallois, ni Cuvillier-Fleury, dans Les Débats, ne fut pas étrangère au succès de Salammbô, quand le livre parut à point nommé pour détromper toute la gent littéraire.

En général, on demeura fort étonné, stupéfait même du genre choisi et du sujet traité. Cette surprise, comme l’a remarqué Théophile Gautier dans un article du Moniteur du 22 décembre 1862, contribua même puissamment au succès du livre. Trois éditions en furent enlevées en deux mois. Puis la bataille littéraire s’engagea.

Bien entendu, ainsi qu’on pouvait le prévoir, la discussion se fixa sur l’étude archéologique du livre. La plupart des critiques, qui ne connaissaient rien de la question, tandis que Flaubert avait longtemps parcouru l’Afrique du Nord, l’avait aimée et l’avait même bien comprise, blâmèrent fort Flaubert d’avoir voulu reconstituer, étudier « ce qui n’existait pas ». Froehner, l’excellent Froehner, qui vient de mourir, attaqua très violemment l’érudition flaubertienne. Est-il besoin de rappeler que Flaubert, avec une vivacité nourrie de textes nombreux, répondit à son contradicteur, avec une véhémence spirituelle, dans la Revue moderne et dans l’Opinion nationale ?

La discussion n’est pas encore close entre les archéologues, à propos de Salammbô. De nos jours, les uns tiennent toujours que le roman est un tissu d’erreurs et de contre-sens. Tour à tour, Martial Douel, dans Au pays de Salammbô, avec une préface de René Cagnat, tout en reconnaissant la vérité descriptive des paysages de Flaubert, a signalé quelques erreurs archéologiques, que Ledrain a soulignées aussi en l892, dans une chronique de l’Eclair. D’autre part, Pierre de Trevières, dans la Grande Revue, a appuyé encore plus vivement sur la disproportion flagrante entre l’effort de composition et le travail documentaire.

Plus originale est l’étude de Maurice Pézard sur Salammbô et l’archéologie punique, parue au Mercure de France en 1908. L’auteur y soutient une thèse fort curieuse qui peut se résumer ainsi : Salammbô fut une erreur de Flaubert. Sa bonne foi et sa sincérité sont cependant hors de doute. Le travail énorme et vain qu’il entassa dans l’occurrence était digne d’un meilleur sort.

« Ce n’est pas que Flaubert n’ait pas été documenté, dit Maurice Pézard, mais il ne l’était pas comme il eut fallu. Pour essayer de reconstituer dans sa vérité une époque disparue, il ne suffit pas de puiser dans des ouvrages même sérieux ; il est nécessaire d’avoir soi-même étudié la langue, les monuments, la civilisation du peuple que l’on veut célébrer ; il importe de ne faire qu’un avec lui et d’oublier sa propre race. Nourri presque exclusivement de latin et de grec, comme on l’était à son époque, c’est dans Polybe, Théophraste, Pline, Strabon, Pausanias et tutti quanti que Flaubert se trouva tout naturellement porté à se documenter sur le milieu qu’il voulut prendre. Or les Romains et les Grecs, si fins chez eux, se sont montrés en général les plus ridicules des hommes, quand ils ont voulu voyager à l’étranger et gravement ils ont enregistré toutes les fables et les contes de nourrice qu’ils entendirent. »

Flaubert, au dire de Maurice Pézard n’aurait enfanté qu’une civilisation bizarre et somptueuse, mais qui n’avait rien de punique que le nom. Il n’avait oublié qu’une simple chose, en effet, c’est que Carthage étant une ville sémitique, seuls les Sémites pouvaient lui donner sur elle des renseignements vraisemblables.

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Cette ignorance des sources sémitiques de Salammbô, est-elle bien exacte ? D’autres archéologues accordent au contraire à Flaubert, une extraordinaire prescience des notions, que les fouilles entreprises depuis la publication de Salammbô ont permis d’acquérir sur la civilisation punique. Toute une école d’érudits américains s’est spécialement attachée à pénétrer la documentation religieuse de Salammbô. Elle aussi, a rendu hommage à la sagacité de Flaubert. Dans les Sources of the religious element Flaubert’s Salammbô, Arthur Hamilton, en 1917, a particulièrement étudié les divinités puniques, et A. Coleman, dans Salammbô and the Bible, montre que de très nombreux détails de costume féminin, d’usages, de coiffures, d’instruments de musique, d’architecture, furent empruntés par Flaubert à la Bible, qui est bien un livre sémitique !

Somme toute, il s’agissait moins d’exactitude archéologique, que d’art pur et si la peinture était belle, si la forme en était irréprochable, si l’évocation était magique, qu’importaient quelques vétilles archéologiques ! A l’exemple de la critique sérieuse un peu déroutée la parodie, la caricature, la mode, se jetèrent sur l’oeuvre nouvelle et s’empressèrent de la déchirer, sans essayer même de la comprendre. Les journaux locaux se montrèrent tout au moins plus avertis et plus respectueux de l’oeuvre du maître. Alfred Darcel était un archéologue, un voyageur ayant trop exploré l’Orient, pour ne pas rendre dans le Journal de Rouen, un hommage mérité à l’immense effort de Gustave Flaubert. Ici même furent publiés plusieurs fragments de Salammbô, notamment l’entrée de la prêtresse de Tanit parmi les Mercenaires. Quelques jours après l’apparition du volume, en 1862, le Journal de Rouen reproduisait aussi l’étude merveilleuse de Théophile Gautier dont nous avons déjà parlé. Au Nouvelliste de Rouen, dirigé déjà par Ch.-F. Lapierre, Flaubert comptait trop d’amis pour que l’article, où Charles Brainne présentait Salammbô, ne fut pas fort élogieux. Une attaque saugrenue contre l’homme et l’oeuvre devait cependant se produire dans un petit journal local.

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Elle vint, prétentieuse et saugrenue, d’un brave juge de paix rouennais, Ernest Simonin, qui officiait dans le 4e canton, doyen de la corporation. Ses prétentions littéraires lui avaient fait publier quelques poésies de circonstances fort médiocres, des Odes sur l’Italie, le Songe d’un zouave, l’Immortalité de l’âme, monologue élégiaque (?), qui avaient ouvert à Ernest Simonin, les portes de notre Académie locale, souvent mieux inspirée.

Sous le titre Salammbô, étude critique en vers, notre agressif juge de paix lança d’abord son brûlot dans la Chronique de Rouen, imprimée alors chez Giroux et Renaux, puis la publia ensuite en une brochure in 8° de 19 pages, sur un magnifique papier à la forme.

Prenant comme épigraphe une citation de Boileau :

Un auteur quelquefois trop plein de son objet,
Jamais sans l’épuiser n’abandonne un sujet.
S’il rencontre un palais, il m’en dépeint la face...


Ernest Simonin, tout au long de douze cents vers filandreux, s’acharne à critiquer sans verve et à ridiculiser toute l’oeuvre de Gustave Faubert.

Après vingt siècles, c’est Carthage qu’il exhume
Fossile retrouvé, moins ses vieux ossements ;
Un massacre inédit plein d’épouvantements
Qui manquait jusqu’alors à sa gloire posthume ;
Un récit suranné, rehaussé d’oripeaux,
Commentaire pompeux habillé d’écarlate ;
Qui n’aura su laisser sur ces mêmes tombeaux
Où s’assit Marius, ni son nom, ni sa date ;
Un tableau tout barbare où d’éternels combats
Assomment le lecteur bien plus que les soldats ;
Une prose qui rend comme un son métallique ;
Mosaïque bizarre en marbre numidique ;
Un conte oriental dont on ne revient pas ;
Phénomène vivant aux portes du trépas ;
Travail cyclopéen, échappé, de la plume,
Après être resté dix ans sous une enclume.

    
C’est là l’entrée de jeu du lyrique Simonin ; mais il s’en prend ensuite à chacun des « bonshommes » créés par Flaubert, et en trace des portraits où il prodigue les traits émoussés de son dénigrement.

C’est un savant traité des plus cruels tourments,
Un luxe ingénieux d’horribles châtiments.
C’est le grand Hamilcar sauvant la République
Et l’art ressuscitant une langue punique ;
…………………………………………
C’est l’état de santé du noir serpent Python,
Oracle fort commode ami de la maison ;
C’est un festin sauvage où de vrais cannibales
Font, gorgés de vin grec, d’ignobles saturnales ;
Une arène terrible, où de lourds éléphants
Etreignent l’ennemi sous leurs pieds étouffants :
C’est Mathô satisfait de voir sa prise en cage
Rustre obèse, amoureux comme un Coq de village,
Qui veut, non sans doute, ici faire le beau
Et roucoule fort mal auprès de Salammbô.


Somme toute, Simonin a été déçu. Simonin s’attendait à une « histoire très rare »

Que son maître, à dessein, gardait comme un avare.


Simonin croyait à une nouvelle Emma Bovary

Dont le scandale tinte encore à ses oreilles.

Et Simonin n’a pas été satisfait de la « carthaginoiserie » de Gustave Flaubert. L’oeuvre a beau être célébrée de tous côtés, Simonin ne croit point à son succès éphémère lancé par la presse et il en appelle, lui Baptiste-Ernest Simonin, ancien avocat, juge de paix du 4e canton, à l’avenir vengeur !

Allons, sonnez plus fort, fanfares de la presse !
Sonnez pour Salammbô tous vos airs d’allégresse ;
Que grâce à vous, sa gloire éblouisse les yeux ;
De ses adorateurs, entretenez la flamme ;
Dressez à votre idole un trône lumineux ;
Faites fumer l’encens qu’exige la réclame.
L’astre n’en aura pas un éclat plus fameux.
C’est en vain que prôné partout dans vos colonnes,
Il voudrait un regard de la postérité ;
Le temps, qui vient déjà de flétrir vos couronnes,
Dira, pour rétablir l’austère vérité :
Il fut plus malheureux encore que Carthage,
Dont la mémoire a pu survivre à son naufrage,
De ce livre bruyant, il n’est rien demeuré ;
L’oubli, l’oubli cruel, l’a vite dévoré.


Vraiment, Simonin ne fut pas bon prophète, même en son pays ! Un autre Rouennais - mais combien plus fin que ce pauvre Eugène Simonin ! - Jules Levallois, l’ancien secrétaire de Sainte-Beuve, qui connaissait bien Flaubert et savait par le menu l’histoire de la véritable Madame Bovary, a lui aussi, plaisanté, sur un ton moins vulgaire, les aventures de Salammbô et de ses amants rivaux. Voyons ce qu’il en dit dans des couplets, qui furent publiés en 1868, dans une petite brochure, introuvable aujourd’hui, et qui s’intitule Les contemporains chantés par eux-mêmes.

Ma chansonnette à Salammbô
   Irons-nous chercher noise ?
Laissons dormir dans son tombeau
   Cette Carthaginoise.
L’auteur amoureux de son art
N’en a pas mis l’quart
   Dans son Amilcar,
Et Mathô n’est qu’un ahuri
          Biribi
A la façon de Bovary
          Mon ami !

Nous vous signalerons pourtant,
     A la plus belle place,
L’épisode fort indécent :
     D’un serpent très cocasse
« Ah, dit Salammbô, ce python,
     Quoique folichon,
     Avait bien du bon,
Mais mieux encor vaut un mari,
          Biribi
A la façon de Bovary
          Mon ami ! »


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Tout, cela n’était guère méchant. Mais bientôt les parodies s’en mêlèrent sur tous les tons, le plus souvent incongrus et grossiers. Mais c’est le revers de la gloire ! Le premier, fut Folammbô ou les Cocasseries Carthaginoises, de Laurencin et Clairville, qui furent jouées le 1er mai 1863, qui était plus une sorte de revue comique qu’une véritable parodie. On avait bien estropié les noms historiques, mais sans tirer de ces substitutions antre chose que des effets d’un burlesque facile. Hamilcar devenait Arrive tard ; Spendius, Chippius ; Narr’ Havas, lord Havas. Les incidents inventés par la fantaisie de Laurencin et de Clairville, n’étaient que drôles. La musique des sphères célestes que Mathô entend quand il vient enlever le Zaïmph ou voile sacré de la déesse, est remplacée par une pétarade de pois fulminants que les ravisseurs écrasent en s’enfuyant. Le voile, palladium de la cité perd, du reste, toute signification symbolique ; il sert tout au plus à quelques plaisanteries équivoques. Tanit, dit René Descharme, qui donne une analyse de Folammbô, c’est la Lune, et quand on découvre le voile qui la couvre, tout le monde peut la contempler. C’est d’un goût un brin douteux.    

Après Folammbô, ce fut la Didon, d’Adolphe Belot, avec la musique de Blangini, opéra-bouffe, représentée aux Bouffes-Parisiens, où Salammbô figurait, en 1866, quatre ans après l’apparition du volume, ce qui prouve la persistance du succès. Puis, ce furent les dessins comiques, les caricatures de Stop dans le Journal amusant, en 1863, parues ensuite sous le titre Nos toquades, chez Dentu, eu 1864 ; le croquis de Grévin dans le même journal en 1863, où Salammbô, accompagné du python sacré, se chamaille avec le paysan du Pied qui r’mue, la fameuse ronde cauchoise, devenue une scie parisienne, remise à la mode par Avenel. Puis, ce sont encore les blagues un peu lourdes de Cham, dans l’Illustration, dans le Charivari. L’hiver, en 1863, avait été tardif ; le caricaturiste le lui reproche, et l’Hiver répond : « Ce n’est pas ma faute, je me suis endormi en lisant Salammbô ». Enfin, il y a les fameux travestissements, inspirés par les costumes de Salammbô ; on en retrouve maints exemplaires dans le Journal amusant de 1867, dans la Tunique bleue de Salammbô, parue dans l’Almanach de la Vie parisienne, qui, en 1892, fera encore paraître quelques dessins comiques sur le costume de la prêtresse de Tanit. Partout alors, Salammbô est accommodée au goût du jour. On peut encore citer, en effet, le travestissement bizarre porté le 26 février 1863, par Mme Rimsky-Korsakoff chez le prince Walewsky, travestissement, qui, dit Henry Céard, était « un monument de comique et de ridicule », bien qu’exécuté par le couturier Wortz. Quel redoublement de tapage dans la presse, quand dans un grand bal donné à la cour impériale de Biarritz, Mme de Metternich, la célèbre ambassadrice d’Autriche, parut elle aussi en Salammbô, avec les cheveux poudrés d’une poudre violette et la célèbre chaînette d’or à la cheville.
    
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Souhaitons que l’oeuvre puissante, colorée et évocatrice de la Carthage antique, rêvée et revécue par Gustave Flaubert, puisse bientôt, être représentée à Rouen, dans la ville brumeuse où elle a été conçue...

GEORGES DUBOSC


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